Diffuseurs publics africains et droits sportifs

Droits sportifs

Le 19 Mai à Dakar, 35 groupes médias publics africains de radio et TV se sont retrouvés pour définir une stratégie commune d’acquisition de droits sportifs, notamment ceux des compétitions continentales africaines de football. Ces derniers sont gérés en exclusivité par le français Lagardère à travers Sportfive pour la CAF (Confédération Africaine de Football). Le contrat entre les deux parties court jusqu’en 2028.

A l’issue de leur conclave, les diffuseurs publics africains ont convenu de mutualiser leurs efforts financiers et de se faire représenter par leur association (l’UAR – Union Africaine de Radiodiffusion) pour négocier les droits sportifs concernant les éditions 2017 et 2019 de la CAN et les éditions 2018 et 2022 de la Coupe du Monde. Ils ont déjà exploité cette même stratégie de mutualisation par le passé afin de pouvoir proposer à leurs audiences des contenus sportifs événementiels.

Aussi, ils souhaitent que la CAF déclare la CAN comme « événement sportif majeur », rendant de fait sa diffusion accessible à tous. Ils sont soutenus dans cette approche par le Président sénégalais Macky Sall qui a effectué un pladoyer dans ce sens lors d’un message télédiffusé sur la RTS (Radiodiffusion et Télévision du Sénégal). Cependant, en ces temps où les droits des diffusion des contenus TV sportifs voient leurs tarifs flamber notamment en football en raison des audiences qu’ils drainent, il est peu évident que le souhait des groupes médias publics africains soit entendu. Il faudra plutôt que ces derniers trouvent les meilleures pistes de monétisation pour ces contenus auprès de leurs audiences et/ou des annonceurs afin d’en financer l’acquisition. Et il n’est pas exclus que d’autres acteurs non conventionnels (OTT, telcos) viennent les concurrencer, comme c’est le cas dans d’autres parties du monde.

Pour rappel, l’accord entre la CAF et Lagardère concernent les droits médias et les droits marketing de l’ensemble des compétitions organisées par la CAF.

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2 thoughts on “Diffuseurs publics africains et droits sportifs

  1. […] solliciter un accès moins coûteux à la diffusion des compétitions continentales africaines (voir notre article). En attendant d’obtenir une réponse favorable de la part de l’instance africaine du […]

  2. […] majeures de football 2016. Pendant que les médias TV publics sont plutôt à la peine (voir notre article), les groupes médias TV privés internationaux sont à la […]

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